Et si les entreprises rendaient leurs salariés heureux ? 

Placer dans la mission de toute société sa responsabilité dans le bien-être de ses collaborateurs, voilà ce qu’on appelle aujourd’hui le “Happy Management“.

Le terme “bonheur en entreprise” ou “happy management” peut parfois agacer certains dirigeants qui se demandent si l’entreprise a vraiment pour responsabilité de rendre ses salariés heureux. Une chose est cependant certaine : la qualité et le bien-être au travail sont devenus des enjeux majeurs de management pour attirer les meilleurs et surtout les garder au sein de l’entreprise.

Un profond moteur de motivation

Tout chef d’entreprise peut induire et faciliter les conditions de ce bonheur au travail en veillant à la qualité des relations interpersonnelles entre ses équipes et en créant une dynamique de projet. Le bien-être est donc bien un véritable moteur pour l’entreprise. C’est même le moteur le plus profond et le plus puissant. C’est lui qui permet à l’entreprise, par l’action de ses salariés, de se développer, d’affronter de nouveaux défis, d’innover, de chercher sans cesse à améliorer son produit ou son service.

Des bénéfices immédiats 

C’est prouvé par toutes les études les plus sérieuses “un salarié heureux est deux fois moins malade, six fois moins absent, ou encore neuf fois plus loyal.”

Donner toujours plus de sens

L’art du manager est de permettre au bonheur ou au bien-être – qui est le moteur de chacun – de devenir le moteur de tous. Il doit savoir créer des synergies, faire travailler ensemble dans la même direction ses équipes. Sa responsabilité est d’assurer que chacun sache où il va, à quoi il sert dans le processus collectif et de veiller à tous les grains de sables qui peuvent venir enrayer la machine. Il doit pouvoir alimenter le moteur collectif en encourageant régulièrement et en rappelant le cap à suivre. En apportant plus de joie à travailler ensemble, il donne plus de sens, et donc une vraie valeur ajoutée au travail collectif.

Différentes méthodes en vogue

Pour tendre cependant vers cet épanouissement, certaines entreprises proposent des formations sur le bien-être, des activités et des services (crèches, restaurants, salle détente, cours de yoga et de méditation…). Les experts en ressources humaines reconnaissent l’utilité de ces outils dans le sens où ils permettent aux salariés d’être plus à l’aise dans leur vie professionnelle. C’est donc bien sur l’organisation, les conditions de travail et sur l’approche managériale qu’il est important de travailler pour que le “happy management” devienne de plus en plus une réalité en France.

Google, le pionnier

Au début des années 2000, au coeur de la Sillicon Valley, une stratégie du bien-être au bureau est mise en place par Google, qui prend conscience que pour être productif, les avantages et un bon salaire ne suffisent pas. Il est nécessaire que le salarié se sente bien, qu’il soit tout simplement heureux.

Le bien-être au bureau

L’entreprise a donc intérêt à créer des conditions dans lesquelles les salariés vont trouver du bien-être au travail, car celui-ci est un des premiers facteurs de la performance individuelle et collective. La mission est complexe et nécessite temps et investissement puisqu’elle consiste à élaborer et mettre en oeuvre une culture de travail positive, améliorer les relations et créer du lien. Dans ce but l’entreprise organise toutes sortes d’activités : des sorties, des ateliers de méditation, des happy hours… Elle met également en place des services spécifiques comme des abonnements fitness, des cours de yoga, des espaces détente, de la conciergerie…

9 avantages à cultiver le bien-être au travail

Aller toujours plus loin

Mieux vivre et mieux travailler ensemble n’est pas une démarche qui se décrète. Il ne suffit pas seulement de mettre en place ici ou là quelques indicateurs et quelques actions de bien-être en entreprise pour penser que les problèmes seront réglés et que les salariés seront heureux. Cette question doit donc être intégrée au projet d’entreprise et pilotée à son plus haut niveau pour que les effets espérés puissent s’inscrire dans la durée.

Ce qui rend les salariés heureux

Selon une récente enquête de BVA, huit salariés sur dix disent avoir plaisir à venir travailler et la majorité d’entre eux (64%) estiment que le leur entreprise actuelle est proche de l’idéal, même s’ils sont moins satisfaits que leurs collègues de l’étranger. Les sources de satisfaction au travail concernant particulièrement les relations avec les collègues et la nature et le contenu du travail. Mais 42% voudraient être mieux payés. Les salariés français sont les plus critiques sur la possibilité de donner leur opinion dans l’entreprise, la reconnaissance de leur travail et l’information sur la vie de l’entreprise, explique BVA. Selon l’enquête, pour se rapprocher de l’idéal, ils attendent notamment de leur entreprise qu’elle ait un “management proche et à l’écoute des salariés et qu’elle répartisse avec équité les profits entre actionnaires, dirigeants et salariés.”