Les fondamentaux de l’Ashtanga

Connaissez-vous les 5 fondamentaux de l’Ashtanga ?

  1. Il s’agit avant tout de respirer, de combiner l’inspiration et l’expiration avec des mouvements du corps (des mouvements internes comme de rentrer le ventre ou de se grandir et des mouvements externes comme d’étirer ses bras en l’air ou de fléchir ses genoux). Du début à la fin de la pratique, on se concentre sur inspir-expir. Il est primordial d’apprendre les salutations au soleil spécifiques à l’ashtanga (suryanamaskara A et B) et de bien intégrer le principe de synchronisation du souffle et des mouvements.
  2. Traditionnellement, la pratique consiste à mémoriser une séquence de postures et à exécuter cette séquence 6 jours sur 7. On fait pause le samedi! Les séances ne sont pas guidées, chacun enchaîne la séquence définie jusqu’à une posture précise en fonction de ce qu’il a intégré. Le professeur évolue entre les élèves pour prodiguer des ajustements dans les postures et s’assurer que chacun enchaîne les postures selon l’ordre spécifié. Lorsque la personne est « prête », le professeur lui indique d’ajouter à sa séquence une nouvelle posture. La séquence devient ainsi de plus en plus longue au fil du temps. Les séquences sont toujours les mêmes. Il se peut que le professeur vous indique une position alternative, mais le professeur doit vous préciser que c’est une alternative et vous indiquer la forme de la posture vers laquelle vous tendez. Traditionnellement si on n’est pas apte à rentrer dans une posture, notre séquence s’arrête à cette posture. On doit attendre que le corps se transforme pour accéder à cette posture avant de continuer la séquence plus loin. Pourquoi? Parce que l’ordre des postures dans la séquence est intelligent : chaque posture prépare celles qui suivent. Si vous « sautez » les postures qui vous enquiquinent, vous risquez de vous blesser parce que vous ne laissez pas le corps et le système nerveux intégrer les éléments nécessaires pour aborder des postures plus complexes qui suivent. Les postures ne se succèdent pas l’une après l’autre, elles sont liées les unes aux autres par des mini-séquences qu’on appelle le vinyasa. C’est ce qui confère à cette pratique son aspect à la fois fluide et puissant. Si vous souhaitez pratiquer de manière traditionnelle, optez pour les classes dites « Mysore style », ça veut dire « comme à Mysore », Mysore étant la ville-berceau du ashtanga vinyasa yoga en Inde.
    Si on n’est pas très à cheval sur les traditions – ou si on n’a pas le choix … – on peut ne pratiquer que dans le cadre de cours guidés. Le professeur vous indique à chaque cours les postures à enchaîner en précisant des éléments d’alignement à respecter, les respirations et les enchaînements entre les postures. L’avantage c’est qu’on ne se sent pas paumé. Mais on ne tirera pas autant les bénéfices individuels de l’ashtanga yoga parce que tout le monde pratique la même séquence au même rythme.  L’apprentissage de la première série est courante dans les cours guidés.  Mais je vous rassure tout de suite : vous ne serez certainement pas frustré parce que la première série propose à elle-seule plus d’une cinquantaine de postures loin d’être faciles! Voici un tableau en mouvement représentant les asanas de la première série d’ashtanga 
  3. La Première Série (Yoga Chikitsa) a été élaborée pour purifier le corps, le renforcer et stabiliser le système nerveux. Il ne faut pas être surpris : on se réchauffe quand on pratique. Physiologiquement, la pratique de l’ashtanga vinyasa yoga constitue un travail cardio-vasculaire et a des effets tonifiants et structurants. Elle contribue à faire travailler le corps entier et nous fait donc prendre conscience de nos points forts et points faibles et nous permet de développer un meilleur équilibre physique (tonus, souplesse, mobilité articulaire, circulation sanguine, régulation hormonale, etc.). C’est aussi une pratique qui développe la conscience corporelle, la confiance en soi, et la stabilité émotionnelle. La première série est la plus couramment pratiquée. Vient ensuite la Série intermédiaire (Nadi Shodana) qui purifie le système nerveux et ouvre les canaux énergétiques. Les séries avancées A,B,C et D (Sthira Bhaga) intègrent force et grâce à la pratique, enquérant un très haut degré de souplesse, de force et d’humilité. Chaque niveau doit être entièrement développé et maitrisé, avant de passer au suivant.
  4. Traditionnellement, on chante un mantra avant de commencer la séquence d’introduction (les salutations au soleil) puis avant de s’allonger au sol pour la relaxation méditative (posture de savasana). En ashtanga, les mantras sont des textes en sanskrit qu’on récite pour formuler une intention (pour donner un sens à ce que l’on fait) et pour remercier les maîtres qui nous ont transmis la discipline.
  5. La pratique posturale du ashtanga yoga n’est qu’une facette de la pratique. Par la pratique posturale, on est amené à envisager les 7 autres piliers du yoga : les codes moraux (par exemple les principes de non-violence, l’honnêteté, le détachement), la purification (contentement et entretien du corps), le contrôle du souffle (exercices respiratoires pour apprendre à contrôler les turbulences mentales), le contrôle des sens (discipliner les sens pour ne pas se laisser distraire), la concentration (maintenir l’état mental stable  permis par le contrôle des sens pour focaliser son attention), la méditation (le contrôle des sens et l’état de concentration permettent d’accéder à la méditation) et enfin la contemplation (l’observation pure de ce qui est).

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